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Les services vétérinaires de la ville de San Antonio au Texas ont découvert dans un ranch un chien qui serait âgé de... 42 ans ! Tommy a été adopté en avril 1966. Son père, un bouvier utilisé quotidiennement dans l'exploitation, est décédé après vingt-cinq années de service. Sa mère, genre dingo, est morte en 1989, à plus de 23 ans.
Le quatrième âge du chien et du chat Toutes les études scientifiques réalisées ces dix dernières années le démontrent: l'espérance de vie des animaux de compagnie n'a cessé de croître dans les pays occidentaux pour atteindre 25 %. En France, plus de la moitié des chiens et un tiers des chats dépassent le cap des 12 ans, et 18 % des chats vivent au-delà de 16 ans. Autant dire qu'ils sont quasi centenaires ! D'après la Centrale canine allemande, la durée de vie du chien a augmenté de plus de deux ans depuis 1995, passant de 10 ans à 12 ans et demi. Une récente étude de l'American Veterinary Medical Association a montré qu'aux États-Unis - première population canine et féline au monde devant la France - 16,8 % des 70 millions de chats domestiques ont plus de 11 ans, contre 13,3 % cinq ans auparavant. Le pourcentage des 60 millions de chiens ayant plus de 11 ans a augmenté d'autant.
Les services de gériatrie se multiplient Conséquence, les poils grisonnent et les soins de gériatrie augmentent fortement. Le serpent se mord la queue puisque la médicalisation du chien puis celle du chat sont bien à l'origine de l'élévation de leur espérance de vie, ce qui entraîne toutes les maladies liées au vieillissement. « Comme pour les humains, la gériatrie prend une part importante dans nos cabinets, avec des troubles cardiaques et articulaires, arthrose, cataracte, problèmes cutanés, cancers », explique un vétérinaire breton. Une étude, réalisée par une société d'assurance britannique, montre que l'augmentation des soins chez les vieux toutous ou matous engendre des dépenses importantes : un chien qui a des difficultés cardiaques peut coûter 1 500 E par an à son maître. Autrefois, on n'hésitait pas à piquer un animal incontinent. Aujourd'hui, on soigne celui qui est considéré par les trois quarts des propriétaires comme un membre de la famille à part entière. |