La Ligne rouge : l'enfer au paradis

Film du jour • Le 08/05/2008 par Nicolas Jouenne
<i>La Ligne rouge</i> : l'enfer au paradis

Plongée dans la bataille de Guadalcanal. Pour transposer sur grand écran cette étape clé de la guerre du Pacifique opposant Américains et Japonais, Terrence Malick (Badlands et Les Moissons du ciel) possède un atout de taille: le roman de James Jones. Le metteur en scène, qui marque avec ce troisième long métrage son grand retour sur le devant de la scène après vingt ans passés à enseigner le cinéma, adapte fidèlement The Thin Red Line.

L'ancien soldat devenu romancier a puisé la matière de ce best-seller dans ses propres expériences militaires. La Ligne rouge ne raconte pas une guerre en particulier, mais plutôt la guerre au sens large, avec ses sacrifices, ses peurs et ses douleurs. Malick invite le spectateur à revivre le destin de ces soldats en entrant littéralement dans leur esprit, grâce à des voix off en complet décalage avec ce qui se passe à l'écran. Il montre aussi la nature comme personne, en offrant des images d'une beauté à couper le souffle.

Le réalisateur s'est entouré d'une distribution magistrale, qui entraîne le spectateur au cœur de l'enfer, avec des valeurs sûres comme Sean Penn ou Nick Nolte. On découvre également une kyrielle d'acteurs qui éclateront peu après dans d'autres œuvres phares : Jim Caviezel (futur Christ chez Mel Gibson), Adrien Brody (Le Pianiste de Polanski), Jared Leto (Lord of War d'Andrew Niccol)... George Clooney et John Travolta font également une petite apparition. La Ligne rouge s'inscrit déjà comme un classique.

         

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