Ingrid Chauvin : « Je ne suis pas un sex-symbol »
Le Mag • Le 08/05/2008 par Nathalie Chuc
Plus sereine que jamais, Ingrid a hâte de retrouver son public fidèle via la nouvelle série prestige de TF1, La Main blanche. Attendu à la fin du mois, ce thriller romantique marque ses retrouvailles avec Bruno Madinier. Ensemble, ils ont gravi les plus hautes marches du podium de l'audience avec Dolmen. Aujourd'hui, alors qu'ils s'apprêtent, espère-t-elle, à réitérer l'exploit, la comédienne affiche un nouveau visage : celui d'une femme enfin épanouie.
Comment vivez-vous votre retour dans un premier rôle à la télé : avez-vous peur de ne plus être désirée ?
On ne peut jamais dépasser cette peur quand on fait ce métier. Personne n'est indispensable, rien n'est jamais acquis. On peut passer de mode aussi, ne plus plaire... Mais je ne me torture pas l'esprit avec ça, sincèrement. Je sais que La Main blanche* est attendue : c'est la première fois qu'on revient en duo avec Bruno Madinier. Le courrier et les témoignages nous prouvent que les gens attendent notre retour. Et, en même temps, je ne veux pas qu'on croie que c'est la suite de Dolmen. Il ne faut pas faire d'amalgame ! C'est une minisérie pas une saga.
Avec la déferlante Bienvenue chez les Ch'tis, les chaînes misent sur les comédies : n'êtes-vous pas à contre-courant avec un thriller ?
Attendez, ce que vous m'apprenez m'enchante : si les chaînes veulent enfin des comédies, je veux en être ! Pour vous répondre, non, je n'ai pas peur, car le plus important c'est d'avoir des personnages attachants et d'embarquer les téléspectateurs dans des rapports humains qui les impliquent. Certes, avec La Main blanche, on n'est pas dans la comédie, mais ce n'est pas le polar pur et dur non plus.
Vous rêvez donc de comédies...
Je suis en train de dévorer des DVD de séries américaines comme How I Met Your Mother (Canal+) : à chaque fois je me demande pourquoi la France ne fait pas ce genre de comédie, ça ne coûte pas plus cher ! Cela doit être très bien écrit et bien filmé, mais ne me dites pas qu'il n'y a personne qui soit capable de le faire. Je pense qu'il y a une petite prise de risque qui serait bonne à prendre. On doit sortir les gens de leur quotidien.

Ingrid Chauvin et Bruno Madinier dans La main blanche
Photo : TF1
Vous me répondez depuis votre nouvel havre de paix, au Cap-Ferret...
C'est un endroit de rêve. J'ai eu un vrai coup de foudre quand j'ai découvert cette maison, il y a un an et demi. C'est vraiment mon petit nid. Je m'autorise autant que je peux à m'y rendre entre deux tournages. Cela me rassérène énormément.
À quoi ressemblent vos journées là-bas ? On vous imagine plutôt sportive...
Sportive ? Oui, mais je suis gourmande aussi ! J'aime bien le farniente. Je suis un paradoxe, j'ai plusieurs facettes. Je peux passer la journée à me balader avec mon chien et le lendemain je « cocoone », je pense, j'écris. Je noircis beaucoup de pages. J'ai même un cahier près de mon lit, la nuit, je peux me réveiller pour noter une idée, une image qui m'est venue. C'est une façon de m'exprimer différemment... de me coucher sur le papier.
Êtes-vous fatiguée de votre image sexy ?
Je crois que « l'effet Kiss Cool » se termine enfin ! (Rires.) Les gens ont appris à me connaître, à comprendre que je suis quelqu'un de sensible, de normal, de timide même. Je ne suis pas un sexe-symbole. Notez bien que ça n'est pas désagréable qu'on me trouve jolie...
Les paparazzis ne semblent plus être à vos trousses...
Ils se rendent enfin compte que j'ai une vie on ne peut plus banale, que je ne vais pas aux soirées, etc. Je suis hors circuit. La « bomba », elle est en jogging chez elle, avec ses amis, sa famille ! Cela ne les empêche pas d'inventer des choses, comme, dernièrement, que j'ai été cambriolée et « traumatisée à vie »... C'est grotesque ! Faites des économies et n'achetez pas cette presse : c'est ce que je dis à mes fans.

Ingrid Chauvin et Bruno Yoann Moess dans La mainblanche
Photo : TF1
Claire Keim - ex-héroïne de saga comme vous - monte sur les planches**. L'expérience vous tente-t-elle ?
Oui. Il y a eu ce projet avorté avec 7 Ans de réflexion mais l'adaptation n'était pas à la hauteur. Quand on place la barre si haut et que ce n'est pas bon, il ne faut pas le faire. Alors je lis des pièces, car, oui, l'envie est toujours là. Je suis dans une phase de réflexion, je souhaite faire des choses différentes et entreprendre. Aller de l'avant. J'ai besoin de renouveau.
Dans Suspectes (M6) et Le Monsieur d'en face (TF1), vous jouiez le rôle d'une maman, cela vous a donné des envies de materner ?
Je n'ai pas besoin de jouer pour ça. J'ai l'instinct maternel depuis toujours. Reste le passage à l'acte. Et les questions que je me pose : « Saurais-je être une bonne maman ? », « Suis-je à la hauteur ? », « Suis-je suffisamment bien dans ma tête et mon corps pour subvenir aux besoins de ce petit bout de chou qui n'a pas demandé à être là ? ». Je ne veux pas lui faire subir mes « névroses ». Je me pose beaucoup de questions. Il y a un moment où il faut arrêter de s'en poser !
* Réalisé par Dennis Berry, produit par Jean-Pierre Dusséaux et écrit par Anthony Maugendre
** Elle est à l'affiche de Dîner entre amis à la Comédie des Champs-Élysées

Bruno Madinier, Ingrid Chauvin et Bruno Yoann Moess dans La mainblanche
Photo : TF1
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elle est simple,gentille,et surtout tres belle tres bonne actrice,merci ingrid
voulait elle dire "je ne suis pas QU'un sex symbol "
Elle n'est pas un sexe-symbole, on y croit dure comme fer, y'a qu'a voir la couv de TV Mag avec la dame à la pose....