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Capital enquête sur le roi de l'horlogerie : Rolex

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<i>Capital</i> enquête sur le roi de l'horlogerie : Rolex
Le 03/08/2008 à 01:00 par Gilles Boussaingault

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Fidel Castro en a parfois porté deux au même poignet. Che Guevara était amateur du modèle Submariner. Depuis près d’un siècle, le succès des montres Rolex croît sans cesse et les ventes aux enchères font courir les collectionneurs du monde entier. Retour sur ce symbole horloger... perpétuel !

«Rolex est devenu le numéro 1 grâce à son avance technique considérable dans les années 30, explique Romain Réa, expert horloger auprès de la maison de vente Artcurial. La marque a créé le premier boîtier vraiment étanche, la fameuse Oyster, utilisable par la suite dans des conditions extrêmes. Comme la Sea-Dweller en 1967, construite avec une valve à hélium spécialement pour les plongeurs.»

Aujourd’hui, le modèle Cosmograph Daytona, popularisé par Paul Newman, se réserve trois ans à l’avance chez Rolex. Pourtant, à une ou deux exceptions près, la marque n’a jamais fabriqué de chronomètres équipés de mécanismes à grandes complications, comme Vacheron Constantin ou Patek Philippe. Elle n’a même commencé à fabriquer ses propres mouvements qu’à partir de 2000. Enfin, elle est la seule marque à faire certifier autant de chronomètres par le contrôle officiel suisse.

Mais la rareté de certains produits en fait le succès auprès des collectionneurs. «Ils sont de deux types, reprend Romain Réa. Il y a celui qui veut absolument avoir une Rolex et recherche donc un modèle vintage ou d’occasion, qu’il paiera 1 500 euros au lieu de 3 000 pour une montre neuve. Et, plus récent, le phénomène du collectionneur qui se concentre sur un modèle, par exemple la Submariner - la plus prisée actuellement. Il en possède parfois plusieurs centaines, ce qui fait grimper la cote. Auparavant, les amateurs cherchaient tel ou tel modèle, car, en parallèle, ils possédaient aussi d’autres marques».

Plus recherchés que ceux en or ou en platine, les modèles en acier sont souvent plus chers. L’expert, qui revient d’une vente Artcurial à Monaco, a ainsi vu une Daytona de 1963 qui équipait la force aérienne du Pérou, être vendue à 59 500 euros.  



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