Héros de ce conte de fées pour adultes au romantisme policé, Edward Norton («Fight Club», «LIncroyable Hulk») prête ses traits à l'illusionniste Eisenheim. Neil Burger met en scène le destin hors du commun de cet énigmatique personnage de la Vienne du XIXe siècle, reconstituée à Prague. «Désirant conférer une touche surréaliste, onirique, fantastique à certaines scènes, je tenais à ancrer solidement le film dans son époque», précise-t-il.
Dans une société en pleine mutation, ce prestidigitateur se targuant de pouvoirs surnaturels connaît rapidement un succès phénoménal auprès du peuple et de laristocratie. Mais le prince Léopold, lui, ne voit pas dun bon il ce magicien de pacotille devenant peu à peu plus populaire que lui. D'autant que l'affaire se double d'une rivalité amoureuse. Il engage linspecteur Uhl pour percer ses secrets...
L'histoire est racontée du point de vue de ce personnage. Cette astuce de scénario - le narrateur n'était pas le même dans la nouvelle dont le film est inspiré - accentue le mystère entourant lillusionniste et latmosphère envoûtante du film. La mise en scène y est également pour beaucoup. Chaque plan est travaillé. Les couleurs chaudes et limage, un soupçon usée, donnent au film un style hors dâge.
Le spectateur perd bien vite ses repères. Il ne sait plus où sarrête le réel et où commence lillusion, distillée avec soin par un Edward Norton inspiré et particulièrement charismatique.
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