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Une invitée prestigieuse, suivie bientôt par d'autres stars internationales, le rendez-vous quotidien de Michel Denisot fédère de plus en plus de téléspectateurs. Mince et bronzé, le journaliste entame sa cinquième saison dans une forme éblouissante.
Quand avez-vous proposé à Carla Bruni-Sarkozy de devenir rédactrice en chef ?
Michel Denisot : Dès que j'ai su que son album était en fabrication, je me suis inscrit sur sa liste de mariage en lui proposant d'être rédactrice en chef. Elle m'a répondu : « Pourquoi pas ? ».
Et ensuite ?
Nous nous sommes téléphoné et elle m'a invité à déjeuner chez elle pour en parler davantage. Au menu : poulet et pommes de terre sautées.
Vous la connaissez bien ?
Elle est venue deux fois chanter dans l'émission et je sais qu'elle la regarde régulièrement.
A-t-elle eu des exigences ?
Non, elle m'a simplement demandé les DVD des émissions où Dany Boon et Nicolas Sarkozy avaient joué les rédacteurs en chef. Et elle a tenu à s'entourer de tous les musiciens de l'album. Comme ce sont des pointures et qu'ils jouent avec les plus grands, ils ont été difficiles à réunir. La date du 18 septembre a été choisie en fonction de leurs emplois du temps.
Qui sont ses invités ?
Des stars planétaires et des gens qu'elle souhaite aider. Peut-être des membres de sa famille. Les invités choisis révèlent beaucoup de la personnalité de ceux qui les invitent.
Vous attaquez une cinquième année de Grand journal, pas de lassitude ?
Certainement pas. L'émission est toujours en ébullition. Il y a beaucoup de nouveaux talents : Mouloud venu de M6, sera le guetteur des tendances, Pauline Lefèvre - une Troyenne - va remplacer la Bretonne Louise Bourgoin à la météo, Guillaume Gallienne, venu de la Comédie-Française, va proposer ses « bonus »... Il se dégage une telle énergie de l'émission que nous sommes forcément très sollicités. Autant par les stars mondiales que par ceux qui ont des idées et qui, spontanément, proposent leurs services.
Quels seront vos prochains invités ?
Vanessa Paradis et Anthony Delon lundi, Pamela Anderson mardi. En novembre, il y aura une semaine consacrée aux États-Unis et de nombreux duplex avec Anne Sinclair. Je souhaite aussi organiser une soirée spéciale Tibet sur Canal+. J'espère faire venir le dalaï-lama à l'occasion de son invitation à l'Élysée le 10 décembre avec l'ensemble des Prix Nobel de la paix.
Vous l'avez salué à l'inauguration du temple Lérab Ling, à Roqueredonde ?
Oui, depuis que je l'ai rencontré, il y a dix ans, à Dharamsala, pour Canal+, je suis fasciné par le personnage. Je ne suis pas devenu bouddhiste pour autant, mais il est réellement impressionnant.
Comment préparez-vous chaque jour l'émission ?
De façon assez simple et artisanale. Je reçois le matin 25 pages de biographie pour chaque invité. Je les lis, j'en discute avec mes chroniqueurs et je fais mes fiches moi-même. Je tiens à le préciser, car dans le métier c'est devenu plutôt rare. Et puis, le soir et le week-end, je lis les livres et visionne les films dont nous allons parler.
Le foot vous passionne-t-il toujours autant ?
Non, plus beaucoup. J'ai du mal à regarder un match jusqu'au bout. Je préfère les chevaux. Les miens en particulier, puisque l'un d'eux, Palypso de Creek, a gagné le dernier prix du Président de la République, à Auteuil. J'étais tellement content que j'en ai laissé tomber le vase de Sèvres qui me récompensait. Mais l'Élysée va m'en remettre un autre.
Chaque année, l'audience du Grand journal est à la hausse. Vous êtes-vous fixé un nouvel objectif pour cette saison ?
Non. Pourvu que ça dure, c'est tout. Nous ne sommes pas obsédés par l'Audimat.
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