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Jean-Luc Delarue : sa confession exclusive

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Jean-Luc Delarue : sa confession exclusive
Photo : © François Darmigny pour TV Ma gazine
Le 19/06/2009 à 12:10 par Isabelle Morini-Bosc

Jean-Luc Delarue n'est pas un bavard. Pourtant, les médias l'ont beaucoup fait parler sans qu'il ait accordé le moindre entretien à la presse écrite. Les observateurs le jugent tour à tour hyperactif, solitaire, mal entouré, menacé ou condamné. Plusieurs millions de téléspectateurs le suivent pourtant avec une fidèle dévotion. En exclusivité pour TV Magazine, il accepte de s'exprimer sans rien cacher ni omettre. Il nous reçoit chez lui sous le regard bienveillant d'un buste de Voltaire. Un moment de vérité à l'état brut.

Des dizaines de couvertures et une bonne centaine d'articles publiés sur vous depuis six mois avec partout le même titre ou presque : « Que lui arrive-t-il ? ». Je vous le demande à mon tour...
Que lui arrive-t-il ? À qui ? Moi ? Je ne lis jamais ces articles. Chez les marchands de journaux, j'aperçois parfois mon visage sur des couvertures de magazines. Les personnes qui sont proches de moi, affectivement ou professionnellement, et qui lisent ces articles, ne me reconnaissent pas. J'ai l'impression qu'on fabrique un faux Jean-Luc, un type à qui je refuserais probablement de serrer la main.  

Les gens qui vous connaissent bien savent que vous n'êtes pas ce genre de type, non ?
Pas forcément. La preuve lorsque, récemment, Kad Merad, que j'ai eu le plaisir de faire découvrir au public dans Déjà dimanche [qu'il a présenté de 1995 à 1997], m'a dit en me voyant : « Ça me fait mal de lire tous ces articles sur toi. Comment vas-tu ? ». Je lui ai répondu : « Je vais très bien, Kad. Mais il ne faut pas lire ces articles ! ».

Vous pensez vraiment qu'on vous voit comme quelqu'un à qui vous auriez du mal à serrer la main ?
Bien sûr ! Les collaborateurs de ma société de production, Réservoir Prod, me disent : « Ce type agité dont on parle dans les journaux, ce n'est pas toi ! Où vont-ils chercher ça ? ». En fait, seuls les « professionnels de la profession » s'interrogent. Et ce sont des gens que je croise rarement. Il y a eu, m'a-t-on dit, des attaques sur la façon dont je dirige mes équipes. Sont-ils déjà venus me voir travailler ? Non ! Je me suis rarement senti aussi bien, aussi en place. Mais, comme je suis aussi un passionné, il m'arrive parfois de m'emporter un peu...

Certains téléspectateurs vous trouvent plus expansif, plus blagueur et plus volubile qu'avant...
L'important dans notre métier, c'est de rester fidèle à soi-même. Il faut être à l'écoute de soi pour mieux être à l'écoute des autres. Se contrôler sans cesse pendant des années, c'est un truc à fabriquer des ulcères. Le principe d'une émission quotidienne où on est plus naturel, je l'ai connu avec La grande famille et à Europe 1, et à l'époque je n'étais pas différent de qui je suis dans Toute une histoire. Ça se discute n'est pas un rendez-vous quotidien et demande plus de distance, moins de familiarité. Dans toutes ces émissions, j'ai la chance d'être entouré d'invités qui ont le courage de venir partager leur histoire. Aucune vie ne ressemble à une autre. Chaque histoire est unique.  

Vous êtes curieux de tout, en fait ?
J'ai fait de ma curiosité un métier. Si je coupe un peu trop la parole, c'est pour imprimer un rythme aux émissions. Est-ce que je parle trop vite ? Je fais pourtant de mon mieux... Renseigné au plus profond sur chaque invité, je suis très concentré à l'antenne et très disponible en même temps. Je suis « dedans ». C'est d'ailleurs intéressant d'analyser le classement des animateurs que vient de publier Le Parisien.

J'allais y venir...
C'est un sondage Ipsos. Je suis 10e... sur 10 ! Heureusement que je n'étais pas 11e, je n'aurais pas été sur la photo ! (Sourire.) Je suis très mal placé en audience « hommes » et très bien en « femmes ».

Il paraît même que vous étiez vingtième chez les hommes et en tête chez les femmes, c'est vrai ?
Premier chez les ménagères de moins de 50 ans ! C'est important, car la ménagère est l'avenir de l'homme ! (Rires.) Je plaisante... En fait, je déteste ce mot réducteur de « ménagère » même si je suis fier d'être suivi et approuvé par les ménagères. 90 % des invités que je reçois sont des femmes. Je pourrais me demander de temps en temps si je ne suis pas une « femme déguisée » parce que moi, les montres, les bagnoles, le foot, la chasse, ce n'est pas mon truc. Je suis nettement plus intéressé par les émotions et les intuitions. Comme on reçoit beaucoup de femmes et qu'on est regardé principalement par des femmes, on est régulièrement leader sur cette « cible », comme disent les publicitaires.

Est-ce à dire que vous êtes toujours apprécié des téléspectateurs ?
Celles et ceux qui viennent dans l'émission, qui la regardent ou qui me croisent dans la rue n'ont pas l'air désorientés. Ne suis-je pas devenu beaucoup plus accessible que ces dernières années, où je me faisais parfois l'effet d'être raide comme un piquet ? C'était bien d'écouter dans la longueur...

Vous voulez dire que le rythme s'est accéléré ? 
On ne peut pas faire comme si la télé n'avait pas évolué, comme si les séries américaines comme Dr House et FBI n'avaient pas intégré les états d'âme des êtres humains, comme si la télé-réalité n'avait pas montré des gens qui se racontent dans des conditions très différentes des nôtres. Chez nous la parole est respectée, il n'y a pas de piège. Quand les émissions sont enregistrées pour des raisons d'économie, je dis à mes invités qu'on coupera au montage les paroles qu'ils pourraient regretter.

Récemment, un de vos tournages a été reporté, un autre retardé, et tout le monde y est allé de son commentaire en suggérant que vous étiez hors d'état de tourner.
J'ai été terrassé pendant quarante-huit heures par un virus. D'où le tournage reporté. Quant au retard, ça arrive tous les jours sur tous les plateaux du monde. Je tourne 250 émissions par an et les tournages démarrent à l'heure. Étonnant, non ? Puisque j'en suis à commenter les commentaires, je reviendrai sur l'histoire des Globes de cristal. Vous vous souvenez ? J'ai eu une boutade malencontreuse sur l'admirable plastique de Yamina Benguigui. Des proches m'ont dit que je n'aurais même pas dû m'excuser après coup, et, avec le recul du temps, pas mal de journalistes ont trouvé que c'était beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Combien y a-t-il eu d'échos et d'articles publiés là-dessus ? La presse people et moi ne poursuivons pas les mêmes buts.

Une presse people qui ne vous épargne pas beaucoup, d'ailleurs... On vous a dit malheureux dans votre vie privée.
J'ai un fils, il s'appelle Jean, il aura 3 ans le 21 octobre prochain. Il est magnifique. On va au Louvre ensemble. Parfois il reste fasciné par Les Noces de Cana de Véronèse, parfois il réclame impatiemment d'aller prendre un chocolat chaud et un gâteau !  

On vous voit souvent avec l'écrivain François Weyergans, récemment élu à l'Académie française. Vous étiez également proche de Claude Berri. Un psy dirait que vous cherchez un mentor...
C'est plus simple que ça : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi ». Weyergans, je l'ai découvert en 1993 en lisant La Démence du boxeur [Prix Renaudot 1992] et je l'ai retrouvé en 2005 quand il a reçu le Goncourt pour Trois Jours chez ma mère. Il est arrivé sans se presser en passant devant Houellebecq et, sans savoir pourquoi, je me suis dit : « Le jour où je le rencontrerai, on se comprendra ! ». Et c'est arrivé... Avec François on parle de littérature, de peinture, des arts premiers... Nous avons même un projet d'émission littéraire ensemble.

On peut dire que votre saison a été plutôt agitée ?
80 % de mon travail, c'est d'être chef d'entreprise et créateur d'emploi. Même si le pouvoir se partage, quand on a 100 % des parts, on est souvent seul devant des décisions à prendre et je m'encourage avec une phrase de Mme de Sévigné : « Quand je n'écoute que moi, je fais des merveilles ». C'est ce que je communique à mes collaborateurs : « Écoutez-vous ! ». L'ensemble des activités de Réservoir Prod, c'est 480 fiches de paie par mois et 165 personnes à plein temps, des collaborateurs fidèles depuis dix ou quinze ans et un système social mis en place dès le premier jour, une mutuelle créée dès 1994, la participation pour tous les salariés et un système de primes équitables parce que, le succès, ça se partage.

Gérer votre entreprise, c'est une question de philosophie ?
Je pense. On m'a souvent conseillé de « faire de la dette », c'est-à-dire de faire des emprunts et de placer de l'argent ailleurs pour éviter de payer des impôts. Je ne veux pas faire de dettes et je me méfie de ces magiciens financiers qui ont été rattrapés, depuis, par les arnaques de Madoff. Réservoir Prod est dans une situation parfaitement saine pour affronter cette crise « darwinienne » où il va falloir s'adapter pour continuer. Nous sommes une famille solidaire et engagée, et, comme dans toutes les familles, il y a des caractères parfois talentueux qui ne se sont pas intégrés. Quelques prud'hommes ont été très bien médiatisés. Combien ? Trois ? Quatre ? Sur des centaines de salariés, même des milliers depuis la création de la société...

 Et si on parlait de votre avenir et de celui de vos émissions ?
Réservoir Prod est un réservoir d'idées et de talents qui a permis à Carole Rousseau de faire ses débuts à l'antenne, qui a fait grandir Flavie Flament avec Stars à domicile, qui a rapproché Laurence Ferrari du public avec Vis ma vie. C'est mon choix a été un grand succès pendant cinq ans et le serait encore si Évelyne (Thomas) avait voulu la continuer. Nous aurons l'honneur à la rentrée de travailler pour toutes les plus grandes chaînes, avec de nouvelles créations maison aux heures de plus grande écoute, et des nouveaux talents à l'antenne comme Stéphane Plaza, qui est une découverte et qui a fait un triomphe cette année avec Maison à vendre et Famille cherche appartement produits par Réservoir Prod.

Et en ce qui vous concerne ?
Toute une histoire aborde sa quatrième saison, et nous travaillons chaque été à son évolution. Le Web est aussi au centre de toutes nos attentions. L'esprit communautaire des forums et des blogs rassemblent chaque jour plus de 12 millions de femmes en France. Le forum de Toute une histoire est déjà le plus fréquenté de tous les sites des magazines de France télévisions ! Le travail d'un producteur, c'est d'anticiper, de proposer et de faire exister les idées.

Les relations avec France télévisions sont-elles au beau fixe ?
Je me sens parfaitement bien sur le service public. Et je remercie chaque jour Patrick de Carolis et Patrice Duhamel de m'avoir permis de renouer avec la quotidienne en lançant, contre toute attente, cette émission à 14 heures.

Jean-Luc Delarue se porte plutôt bien finalement...
Il faut profiter d'avoir la chance de faire ce qu'on aime. Comme me dit François Weyergans : « Ce n'est pas le temps qui passe, c'est nous qui passons ». Et il ajoute : « Le désir est insatiable ».

PHOTOS

L'animateur en pleine préparation avant son émission : «Cette saison, qu'on m'annonçait comme terrible, est l'une des plus heureuses de ma vie ».«Séance de travail avec le premier cercle de mes collaborateurs, qui ont entre 5 et 17 ans de boulot avec moi. Certaines de mes stagiaires sont devenues productrices, rédactrices en chef, directrice des programmes...»« Mon premier Paris-Versailles (16 km) s'est accéléré ? couru l'hiver dernier, aux côtés de mon entraîneur, Gérard Martin. »« Réservoir Prod est une famille ! Ma maquilleuse, Muriel (à droite), était déjà là dans La grande famillle, sur Canal+. »Jean-Luc aux côtés de l'écrivain François Weyergans et de la psy de Toute une histoire, Sabrina Philippe, lors de la Marche du don de soi, pour encourager les dons de sang, de plaquettes et d'organes.
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VOS REACTIONS

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chouky
29/07/2009 14:16
monsieur delarue
je n' rien à ajouter à ce que nicole écrit, c'est un grand de la télévision et je n'ai jamais compris à son soi-disant manque de ceci ou de cela envers les personnes qui se trouvent dans son show. bravo pour votre gentillesse et vos b onnes manières, pas de vilgarité, je le dis toujours cela est très rare à la télé etje trouve que nous ne payons pas pour avoir à regarder et écouter des grossièretés, voilà !!!
Cécile
26/06/2009 04:47
Le décès de Michael JACKSON
J'ai été surprise de la mort de Michael JACKSON. Je l'ai apprise en regardant la TV, sur une chaîne d'info, vers 00h00 - 1h00 du matin. Je suis fan de Michael JACKSON depuis l'âge de 10 ans. Il était un très bon chanteur, compositeur, danseur. Au nom de ses fans, dont je fais partie, ses chansons restent à graver dans nos mémoires pour toujours. Michael JACKSON représentait mon enfance, mon adolescence. Michael JACKSON est devenu un mythe, un éternel chanteur, sa réussite est un bel exemple pour le peuple noir. Michael JACKSON sera toujours le roi de la pop. I miss you.
leo
25/06/2009 04:11
voyeurisme
Ok le service public à enfin compris cette emission c'était du voyeurisme : bon bébarras passe de bonne vacances J.L TF 1 veulent remontée leurs audiences : peut être tu auras une place..
nicole
23/06/2009 20:40
bravo continue Jean Luc
Je trouve cet animateur grandiose,tant de méchanceté sur lui ne peut venir que de jalousie et bêtise, je suis parfois ses émissions et je le trouve très humain, les critiqueurs n'ont qu'à prendre sa place pour une émission, juste pour voir, pour moi il fait partie des grands, bonne continuation
castor boiteux
21/06/2009 18:13
ni pour ni contre
en tant que telespectateur averti, moi je pense qu au cours des anneés ,MONSIEUR DELARUE N AS PAS EVOLUE FORCEMENT VERS UN CHARISME QU ON SERAIT EN DROIT D ATTENDRE D UN MONSIEUR COMME LUI ....JE M EXPLIQUE DANS L EMISSION CA SE DISCUTE IL ME DONNE PLUTOT L IMPRESSION D ETRE DISTANT AVEC LES PERSONNES QU IL QUESTIONNE SUR DES SUJETS GRAVES..J AIS UN AGE ASSEZ AVANCE POUR AVOIR CONNU ...LES DOSSIERS DE L ECRAN EH BIEN ALAIN JEROME ON SENTAIT TOUT DE SUITE LE RSPECT DE L INTERVENANT EN LUIALORS QUE MONSIEUR DELARUE N AS PAS LE RECUL NECESSAIRE POUR TRAITER LES GENS COMME IL LE FAUDRAIT L AUDIMAT A TOUT VAS EST PASSE PAR LA O TEMPORA O MORES...A BON ENTENDEUR SALUT
bb
19/06/2009 21:58
super
ok c bien

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