
Elle parle peu. En montre davantage. La reine des divertissements en solo sur TF1 a la mèche blonde dans le guidon. Pour TV Magazine, une Flavie épanouie en dit plus sur son avenir, ses projets et sa vie loin du bruit et de la fureur de ce métier.
Vendredi soir, vous présentez La chanson de l'année. Je vais vous poser des questions en m'appuyant sur des titres des morceaux en compétition. Clôturez-vous une année « No Stress » (interprétée par Laurent Wolf) ou au contraire dont vous diriez « C'est chelou » (Zaho) ?
Flavie Flament : Ni l'un ni l'autre. J'ai toujours un vrai stress positif, celui qui vous lève le matin contente d'attaquer une grosse journée de boulot. Pour illustrer mon année, je choisirais plutôt « Pour le plaisir », d'Herbert Léonard.
Avez-vous senti Le Vent de l'hiver (Raphaël) ?
Non, j'étais extrêmement bien dans ma maison, au coin du feu, pendant qu'il neigeait autour. On n'a peut-être pas passé le même hiver ? (Rires.)
Y a comme un hic (Jenifer) côté audiences, non ?
Il y a « comme un hic » général en partie dû, pour faire simple, à la TNT. Sur la tranche difficile du samedi soir, les variétés que j'ai présentées ont tourné à 5 150 000 téléspectateurs de moyenne et 32 % sur les ménagères. Des scores qui se situent au-dessus de la moyenne générale de la chaîne.
Est-ce que Le Manège (Stanislas) de la télé vous amuse toujours ?
Le manège m'amuse si je peux en aborder tous ses rouages. Et pas seulement pour monter sur le cheval à bascule. J'ai toujours eu plusieurs casquettes, mais je n'avais pas forcément le temps d'en parler.

Flavie Flament
photo : © TF1
Ressentez-vous de moins en moins l'envie d'être devant la caméra ?
J'ai toujours dit que je préférais des émissions de qualité dont je suis fière plutôt que d'accepter un projet juste pour montrer ma trombine à la télé.
Combien de fois êtes-vous apparue à l'antenne cette saison ?
Je suis bien incapable de vous le dire... Une dizaine de primes ; une quarantaine de programmes courts, Leçon de style, avec lequel on repart d'ailleurs pour vingt épisodes sur TF1 ; plus la production et la présentation de Medical Detective de TF6 ; Le hit des séries sur Série club... En termes de boulot et d'expériences différentes, c'est peut-être l'année la plus remplie que je n'aie jamais eue.
La dernière fois que vous avez présenté Le hit des séries, vous l'aviez fait en couple. Là, vous serez seule ?
Oui, et cela n'a rien à voir. Nous avons poussé le jeu jusqu'à en faire une vraie fiction, avec une réalisation de grande qualité [signée de son compagnon, Pierre Quatrefages] et une succession de sketchs déjantés où je tourne en dérision ma situation, ce que l'on dit ou écrit sur moi.
La casquette de comédienne redeviendra-t-elle d'actualité ?
L'expérience au théâtre fut incroyable. Je devrais refaire quelques dates en tournée avec Les Monologues du vagin. En ce moment, je lis trois scénarios de pièces pour la rentrée.Jouer, cela équilibre tout.
À quand une fiction télé ?
Je n'ai pas eu de propositions concrètes. Et, surtout, j'ai envie de faire du théâtre. C'est là qu'on apprend le métier. Je veux aller au charbon, me frotter à une salle, entendre les gens respirer, réagir... C'est un trac sans commune mesure avec un direct à la télé.
On parle d'un projet de livre pour enfants ?
Exact. Plus jeune, je voulais devenir écrivain. Je passe mon temps à noter des mots, des phrases, des idées. Là, j'en ai eu une pour les enfants. Je vais essayer de la finaliser cet été. Aujourd'hui, je me suis rendue libre pour aller vers ce qui me nourrit et me fait plaisir. On n'a qu'une vie et j'ai décidé d'en profiter. Je m'éclate vraiment. Sur tous les plans.
Est-ce que cela signifie qu'auparavant, vous aviez une vie trop... « cloîtrée » ?
Pour dix mille raisons, je ne me donnais pas la liberté d'assumer des envies. Je ne pensais pas pouvoir voler de mes propres ailes.
Est-ce que cet épanouissement puise sa source dans votre nouvelle vie amoureuse ?
Sûrement, non ?

Flavie Flament
photo : © TF1
... de raconter votre vie ?
Je trouve qu'il y a des moments où l'on n'a pas de temps à perdre à parler de soi.
Finie l'esbroufe ?
Je ne sais pas si c'est le bon terme. Je suis dans mon « essentiel ». J'ai eu moins envie de parler car je n'ai pas eu une seconde le sentiment d'avoir à me justifier sur quoi que ce soit.
Où en est votre « Divine Idylle » (Vanessa Paradis) avec le réalisateur Pierre Quatrefages ?
J'ai une divine idylle avec mon métier ! Le temps passe. Les spéculations de ce métier me font de plus en plus rigoler.
L'été approche. Chaque année, les femmes se posent une grande question : topless ou pas ? Vous, on a vu dans la presse que votre choix était fait...
Depuis des années que je me fais « paparazzer », tout le monde sait que je suis pour le topless... tant que je peux me le permettre. Maintenant, si votre question fait référence à un magnifique sujet dans un magazine, je n'ai pas le souvenir qu'on s'en soit pris à Emmanuelle Béart, Hélène de Fougerolles ou Elisa Tovati, voire à Christophe Dechavanne quand il a posé nu dans Paris Match. Tout cela m'a un peu hallucinée.
Vous avez posé ainsi pour qu'on en parle, non ?
On m'a proposé un sujet « beauté » sur trente pages dans lequel je jouais le mannequin. Je ne suis pas quelqu'un qui fait les choses à moitié. En entendant certains commentaires, je me suis dit que le monde ne tournait définitivement pas rond ! Il y a quand même beaucoup de choses plus intéressantes, non ?
Et si je vous dis « Parle à ma main » (Fatal Bazooka) ?
Moi, je parle les yeux dans les yeux.

Flavie Flament
photo : © Emmanuele Scorcelletti / Gamma pour TV Magazine
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