Ambassadrice de l'Unicef, Mimie Mathy est partie en mission pendant une semaine au Burkina Faso« Quand on veut, on peut. » Mimie Mathy, nouvelle ambassadrice de l'Unicef, s'affiche plus obstinée que jamais. Pour sa première mission, l'ange gardien de TF1 s'est déplacé au Burkina Faso : « J'y ai rencontré des gens qui ont envie de se battre, qui veulent s'en sortir ». Partie de Ouagadougou, elle a pris la direction de Kaya, localité située dans le nord-est du pays. Un périple de plusieurs heures à bord de gros 4 x 4 sur des pistes pas toujours très praticables. « C'est notre seul moyen de locomotion, justifie Modeste, le guide de l'expédition, son portable quasiment greffé à l'oreille. Parfois, nous sommes obligés de communiquer par radio. » Au bout de la piste, un village. Les femmes ont revêtu leurs plus beaux habits. Les hommes aussi, mais ils se tiennent un peu à l'écart. « Elles ont pris le pouvoir », s'amuse Modeste. Au centre du village, tout est prêt pour recevoir les hôtes blancs qu'on installe confortablement. Vient le traditionnel zom-koom, boisson de bienvenue à base de farine de millet et de sucre. Chacun se passe la calebasse et y trempe ses lèvres. Chants et danses l'interrompent. Place à la fête. Une fête qui se termine avec les derniers rayons de soleil qui se couche à l'horizon. Il est temps de reprendre la route, vers d'autres rencontres tout aussi fortes. Barka ! (« Merci.»)Que faites-vous au Burkina Faso ?Mimie Mathy : Je suis en mission pour l'Unicef. Ma première depuis que je suis devenue ambassadrice. Pour mon baptême, les responsables de cette organisation humanitaire n'ont pas voulu m'envoyer dans un pays en guerre ou ravagé par une catastrophe naturelle. Une mission « facile », m'ont-ils dit. Pas si facile que ça quand même. Le pays est stable, mais il y a beaucoup à faire pour les enfants victimes de malnutrition.
Pourquoi avoir choisi cette organisation ?Je n'ai pas choisi, c'est l'Unicef qui m'a fait l'honneur de faire appel à moi. Je vais donc tout mettre en œuvre pour leur faire honneur à mon tour. La cause des enfants est un véritable défi : je serai à la hauteur (rires) de ma nouvelle responsabilité.
Qu'avez-vous découvert pendant cette mission ?En premier lieu, les problèmes de malnutrition. Ils peuvent se résoudre si on arrive à mobiliser suffisamment les femmes sur la nécessité de nourrir leurs enfants, leur donner des compléments alimentaires à partir de six mois. J'ai aussi vu des gens prêts à se battre pour s'en sortir, qui se prennent en main. En ce sens, les femmes sont exemplaires. Elles sont au cœur de ce renouveau. Ici, les hommes plantent la vie, mais on ne peut pas dire qu'ils l'arrosent énormément... Les femmes sont en train de se battre pour qu'un jour, enfin, ça change.

Photo : © Toussaint/Starface
Qu'est-ce qui vous a le plus touchée ?Cette femme qui dit : « Si ma mère était encore vivante, je lui dirais de me montrer où elle a jeté mon clitoris et j'irais le récupérer ». Ce sont des mots d'une force extraordinaire qui veulent dire qu'elle est passée au-dessus des tabous et traditions des ancêtres. Jamais ses filles ne se feront exciser.
Cette expérience pourrait-elle faire l'objet d'un scénario pour Joséphine, ange gardien ?Je pense qu'il y a matière. Pour montrer toute l'énergie qui anime ces femmes, ça vaut le coup de se casser la tête. Je vais en parler à TF1.
L'engagement des people est-il nécessaire pour sensibiliser l'opinion publique ?Je ne sais pas s'il est nécessaire, mais, en ce qui me concerne, il est primordial. J'ai la chance d'exercer un des plus beaux métiers, d'avoir une famille, une vie extraordinaire et de le partager avec des gens que j'aime. Je trouve normal d'en faire aussi profiter ceux qui n'ont pas cela. Je ne rends pas ce qu'on m'a donné, je partage.

Photo : © Toussaint/Starface
Certains de vos détracteurs vont vous reprocher de vous engager à l'étranger plutôt qu'en France. Que leur répondrez-vous ?Certains n'ont rien d'autre à faire que de critiquer et ne savent pas ce que je fais en France... Moi, je sais que, quand je me couche le soir, je peux me regarder en face.
L'Unicef s'occupe de la protection des enfants. Qu'avez-vous pensé de la polémique autour de Frédéric Mitterrand et de l'arrestation de Roman Polanski ?Je n'ai pas à juger des histoires que je ne connais pas suffisamment. En tout cas, une chose m'insupporte : qu'on profite de la faiblesse des enfants, physiquement, sexuellement, violemment. Un enfant doit être un énorme puits de respect. Une de mes prochaines missions portera sur le trafic sexuel concernant des enfants de 8 à 14 ans. C'est aussi pour cette raison que je travaille avec Action innocence, pour lutter contre tous ces détraqués qui mériteraient d'être castrés.

Photo : © Toussaint/Starface
20 novembre : Journée internationale des droits de l'enfant En 1995, le Parlement français a décidé de faire du 20 novembre la Journée mondiale de défense et de promotion des droits de l'enfant. Cette journée est destinée à faciliter la prise en compte des nombreuses injustices perpétrées contre les enfants dans le monde. Elle tente aussi de faire valoir la Convention internationale des droits de l'enfant de 1989.
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